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07 Fév
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par Marc
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Réseaux sociaux : quel impact sur le positionnement ?

Alors que plusieurs études ont dévoilé une forte corrélation entre l’activité sur les réseaux sociaux et le positionnement des pages dans les résultats de recherche, aucune n’est parvenue à établir dune réelle causalité entre les signaux sociaux et le référencement naturel d’une page. Si Google laissait planer le doute sur la prise en compte des signaux sociaux dans son algorithme, Matt Cutts a mis fin au débat pour Facebook et Twitter…

Impact des signaux sociaux sur le positionnement

Matt Cutts, le chef de l’équipe anti-spam de Google a affirmé dans une vidéo fin janvier que l’algorithme de Google n’accordait aucun traitement particulier aux pages des réseaux sociaux. Parcourues comme n’importe quelle page web, les signaux sociaux des pages (tweets et followers sur Twitter, partage et like sur Facebook) n’auraient donc aucune influence sur le positionnement dans les résultats de recherche. Par ailleurs, Matt Cutts avait déjà démythifié l’impact du +1 sur Google+ sur le référencement en août 2013.

Cette affirmation a par ailleurs été confirmée par différentes études d’Eric Stenge (TempleConsulting). Ce spécialiste a réalisé une première étude sur les partages Google+ en septembre 2013 puis deux études en décembre sur le poids des likes et des partages sur Facebook. Les conclusions de ces études sont formelles, le spécialiste n’a dévoilé aucune preuve identifiée de l’influence de Google+ ou Facebook sur le classement de l’algorithme Google.

Si aucune étude ne parvient à prouver une relation de causalité entre les signaux sociaux et le positionnement, l’impact indirect sur la visibilité et la notoriété d’un site est indéniable. Les partages sur les réseaux sociaux participent à développer la notoriété d’une page, devenant de véritables recommandations sociales d’un contenu. Les réseaux sociaux peuvent ainsi engendrer la création de liens naturels et être à l’origine d’un apport de trafic important.

Les réseaux sociaux et l’algorithme de Google : opportunité ou menace ?

Cette déclaration de Matt Cutts relative à l’impact des réseaux sociaux semble indiquer qu’aucun changement de l’algorithme Google n’est programmé pour mieux intégrer les critères des réseaux sociaux.

Les signaux sociaux : une opportunité ?

Lorsque le moteur de recherche annonçait fin septembre 2013 la mise en place d’un changement majeur de son algorithme avec Hummingbird (colibri), certains spécialistes affirmaient que cette évolution prenait en compte les signaux sociaux. En effet, pour le consultant Danny Sullivan, la prise en compte de l’activité sur les réseaux sociaux est l’occasion pour Google de limiter le poids des backlinks sur le référencement.

Principe au fondement de l’algorithme Google, le classement initial était effectué selon les liens pointant vers une page, une forme de « vote »  affirmant la reconnaissance d’un contenu de qualité. Alors que les sanctions pour la création de liens non naturels se multiplient, la prise en compte des signaux sociaux par Hummingbird serait en une opportunité pour Google de proposer un nouveau système de vote méritocratique.

Les réseaux sociaux : les limites

Alors que les liens vers un site web représentent un vote de satisfaction, les pratiques de création de liens non naturelles se sont multipliées. Est-ce que les réseaux sociaux peuvent réellement remplir cette fonction de vote naturel ? Le nombre de partages Facebook ou Google+ peut-il représenter un signe de contenu de qualité ?

Il existe aujourd’hui de nombreux moyens non naturels de développer sa présence sur les réseaux sociaux. Achat de fans Facebook, de retweets ou de followers, les possibilités sont multiples pour affirmer sa présence sur les réseaux sociaux. La conséquence est qu’il est difficile de déterminer la qualité et la pertinence de ces signaux sociaux entre le partage d’un profil réel ou d’un faux profil par exemple.Cependant, un article largement partagé sur Facebook, Twitter et Google+ reste un signe pertinent de popularité.

Si les pratiques d’acquisition de signaux sociaux artificiels se multiplient, on comprend la décision de Google de ne pas prendre en compte les activités des réseaux sociaux dans son algorithme pour préserver la pertinence de son classement. De plus, Facebook et Twitter étant les principaux concurrents de Google+,Google n’a aucun intérêt a favorisé l’intégration de ces réseaux sociaux dans son algorithme. Cela légitimerait leur utilisation alors que le moteur de recherche tente d’imposer son réseau social.

Google+ : une identité virtuelle certifiée

En créant son propre réseau social, Google+,  le moteur de recherche a l’opportunité d’identifier des personnalités influentes sur le web. S’il est difficile pour Google de voir qui se cache derrière un Like sur Facebook, le profil Google+ valorisé par l’authorship permet au moteur de mettre en place une reconnaissance de spécialistes dans l’ensemble des domaines. En prenant en compte les activités sur Google+, le moteur de recherche a ainsi l’opportunité d’organiser un système de vote de qualité avec des internautes identifiés.

Si le l’impact entre l’activité sur Google+ et le positionnement n’est pas encore reconnu officiellement par Google, nul doute que ce réseau social est celui qui a le plus d’avenir pour le référencement naturel.

Sources: Abondance / WebRankInfo / Arobasenet

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À propos de Marc

Chef de projet à l'écoute des moteurs de recherche pour mieux les apprivoiser, explorateur de l'univers infini du web en veille permanente.

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