SEM

18 Sep
SEM
par Thomas
18 Sep
SEM
par Thomas

Pourquoi faut-il (encore) utiliser les données structurées ?

Les données structurées (ou Rich Snippet) sont un balisage spécifique des pages de votre site permettant un enrichissement de vos résultats sur les pages de résultats des moteurs de recherche. Il existe plusieurs types de langages pour cela : Schema.org, Microdonnées, Microformats… Mais le plus commun et accepté par les trois moteurs majeurs (Google, Bing & Yahoo) reste Schema.org.

Si on s’intéresse à Google spécifiquement la structuration des données n’a cessé d’évoluer en terme d’affichage sur les pages de résultats. Plus récemment, John Mueller un des porte-paroles de Google, a laissé sous-entendre dans un hang-out que les données structurées pourraient devenir un critère de pertinence chez la firme de Mountain View. A 21′ 35 » :

Google toujours aussi versatile concernant les données structurées

Les données structurées n’ont rien de neuf et cela fait déjà plusieurs années que Google les intègre à son index. Ceci étant, leur affichage n’a eu de cesse d’évoluer.

Au départ, cela semblait être une innovation majeure et une nouvelle façon de voir les résultats proposés par le moteur de recherche. Pour bon nombre de recherches, pouvaient apparaitre une image juxtaposée au lien (en corrélation avec la recherche de l’internaute), un prix, des avis, ou encore un profil Google Plus quand celui-ci était aussi intégré aux pages de résultats.

Quand Google présente une source de business importante, les données structurées pouvaient représenter un vrai catalyseur de trafic : à position égale, le taux de clics pouvait s’avérer bien plus élevé ! Autant dire, une manne financière importante pour une mise en œuvre relativement simple.

On image facilement, ci dessous, qu’entre les deux liens, à position égale, le premier engendrerait beaucoup plus de clics :

rich snippets

Mais Google a fait marche arrière. Sauf exception, l’enrichissement des pages de résultats a fortement diminué depuis quelques années, notamment sur l’affichage des images. On peut supposer qu’au delà de la sur-utilisation des données structurées, l’augmentation des taux de clics dans les résultats naturels, impactaient fortement les taux de clics sur Adwords, ce qui engendrait une baisse de ses revenus. En témoigne l’avènement de Google Shopping, où l’enrichissement des résultats s’est fait au niveau d’Adwords, au détriment des liens naturels.

rich snippets2

D’ailleurs, on constate que les images dans les liens naturels persistent sur les recettes de cuisine, les Actualités Google, ou les recherches vidéos (Youtube notamment appartenant à Google et ainsi une ressource de revenus supplémentaire) notamment. En somme, là où il n’y a pas de concurrence au niveau d’Adwords.

rich snippets3

Pourquoi faut-il encore les utiliser ?

Au delà du fait que les données structurées pourraient représenter un critère sur le référencement naturel (attention, l’information semble fortement conditionnée… sans oublier que les interventions de John Mueller, peuvent être contredites par John Mueller lui-même), celles-ci ne sont pas mortes non plus !

Que ce soit sur des pages de contenu, ou des pages produit pour les e-commerçants, il est encore possible de faire figurer des avis, des prix…

Par exemple, sur la requête « programme musculation débutant », Fitadium, dont le lien est enrichi, doit obtenir un bien meilleur taux de clic que celui d’All Musculation, et doit avoir un taux de clics proche de Superphysique, juste au-dessus de lui.

rich snippets4

Sur des requêtes orientées « produit », on constate qu’il y a des données supplémentaires comme le prix ou la notion de stock, informations utiles pour l’internaute :

rich snippets5

Une chose est sûre : à position égale, le taux de clics est meilleur avec des résultats enrichis. A court terme, c’est un moyen simple et efficace d’engendrer plus de trafic organique. Une étude réalisée par Yoast avait montré une augmentation du taux de clics de 20 à 30% ! A long terme, ceci peut être aussi un moyen d’envoyer un signal positif à Google si les pages rankées correspond bien à ses critères : temps passé, taux de rebond faible, etc. et de manière indirecte un moyen de populariser ses pages (pages plus vues, plus partagées, plus linkées…).

En résumé, il parait évident que la structuration reste un atout non-négligeable dans l’acquisition de trafic naturel, sachant que la mise en place reste assez simple. Pensez aussi à vérifier vos données, Google propose un outil assez poussé qui vous permettra de voir rapidement si les données sont bien prises en compte par le moteur mais aussi le guide complet pour l’insertion des données structurées.

• Publié dans SEM •

À propos de Thomas

Cofondateur de l'agence / Chef de projet web marketing SEO- SEA