Search Marketing

26 sept
Search Marketing
par Anne Lise
26 sept
Search Marketing
par Anne Lise

Google Knowledge Graph et SEO : liens et conséquences ?

En Février, nous évoquions l’ambition de Google de développer la recherche sémantique. C’est chose faite depuis Août avec le déploiement du Google Knowledge Graph. Un lancement qui a ému la communauté SEO. Une nouvelle avancée qui promet à la fois une belle expérience utilisateur mais aussi un recul de la place du lien naturel sur le moteur de recherche.

Le Google Knowledge Graph et son fonctionnement

Déjà disponible sur google.com mais pas encore en France. Le Knowledge Graph, « graphe de connaissance », s’intègre à la fonction Google Suggest pour répondre à des requêtes générales ou carrément des questions.

Si vous tapez, par exemple, « Eiffel tower » sur Google.com, ce n’est plus une succession de liens qui apparaîtront en haut de la page de résultats mais une fiche complète avec toutes les infos pratiques sur le sujet : images, adresse, horaires, architecte etc. De la même manière, en l’interrogeant sur une requête plus large comme « things to do in Paris »: Google proposera, en plus, un bandeau en haut de sa page de résultats avec des liens susceptibles de répondre à la question et d’approfondir la recherche.

Pour en savoir plus, voici deux vidéos de présentation :

Pour l’instant limité à 500 millions d’objets, le Graph va continuer de grossir pour répondre à un nombre croissant de questions sans que l’internaute n’ait plus à chercher ses réponses dans les listes de résultats naturels. Pas limité à de simples contenus, le Graph compile aussi toutes les données, recommandations et infos Google Plus afin de publier des réponses riches et ultra ciblées pour l’utilisateur.

Une expérience utilisateur riche en perspective, mais qui pose la question de la place du référencement naturel sur le moteur de recherche. Les résultats naturels affichés sont désormais non seulement repoussés au second plan, mais Google pourrait aussi instaurer un phénomène de captation du trafic.

Conséquences du Knowledge Graph : le SEO autrement

Dans l’immédiat, cela ne concerne qu’une part limitée des contenus référencés car il s’agit avant tout de répondre à des requêtes d’entités nommées ou « Named Entity Queries » : peoples, institutions, grosses entreprises ou marques, lieux géographiques, évènements ou encore oeuvre artistiques. L’impact direct du GKG resterait donc a priori limité.

En termes de référencement naturel, il semble difficile d’accroître sa visibilité via le Knowledge Graph sur des requêtes aussi généralistes, sinon en continuant son optimisation pour Images ou Adresses et en produisant des contenus ultra-qualitatifs. Pour le moment, le GKG semble prendre surtout en compte des données issues de gros sites populaires et de confiance tel que Wikipédia.

A ce titre, ce seraient surtout les entreprises nouvelles et les sites récents qui devraient être le plus impactés, car ils n’auront pas encore la reconnaissance des internautes et la confiance de Google pour avoir une chance de se rendre visible via un simple travail de référencement naturel. Les résultats seront de plus en plus longs à venir pour eux. Toutefois, il serait surprenant que Google ne se serve pas de cette base de contenus frais.

Reste à savoir si Google propose le Knowledge Graph pour permettre de mettre en avant des contenus de plus en plus qualitatifs ou si la firme souhaite mettre simplement en avant ses services.

S’il s’agit de promouvoir les contenus de qualité, c’est a priori une bonne chose pour le SEO. Cela suppose par contre un travail de fond qui risque d’être de plus en plus long à porter ses fruits. Un travail qu’il faudra nécessairement intégrer à une stratégie web globale, mais, n’est-ce pas déjà le cas?

La question des ambitions de Google est, néanmoins, légitime tant les dernières annonces vont dans le sens de la promotion de ses services. Mise en avant des résultats AdWords, Adresses et Shopping, affichage des sitemaps, auxquels s’ajoute le récent constat d’une 1ère page de résultats limitée à 7 liens naturels, au lieu de 10, pour des requêtes marques: autant d’éléments qui poussent à la diminution du nombre de résultats naturels visibles par page de résultats.
Dans l’immédiat, personne ne peut véritablement apporter une réponse à cette question mais il est clair que les zones de visibilité des pages de résultats sont de plus en plus réservées aux services Google. On imagine, d’ailleurs, parfaitement l’avantage pour Google de capter le trafic sur ses services, comme AdWords, permettant de mettre en avant de la publicité, sans avoir à reverser des commissions AdSense aux sites partenaires.

Le SEO n’est pas mort (et non!), il continue d’évoluer. Les stratégies à développer seront désormais de plus en plus axées sur la qualité des contenus (si ce n’était pas déjà le cas), combinée à un ensemble de leviers d’action pour diversifier les sources de trafic.

• Publié dans Search Marketing •

À propos de Anne Lise

Chef de projet, a fait du SEO, de l’éditorial web et de la veille ses spécialités. @barbie_geekette veille au quotidien sur l’actu du web.

écrire un commentaire

Ouvrir

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *


*



Fermer